Internet à l’international : de gros progrès à faire

Vous avez peut-être eu l’occasion de voyager hors de France, voire d’Europe, cet été, et que ce soit à titre professionnel ou pour vos congés, avez souhaité vous connecter à Internet, avec une réussite contrastée. Voici un panorama personnel vécu, non exhaustif, des problèmes et des pistes de solutions.

Internet à l’international : de gros progrès à faire

Le cas connu et « facile » des États-Unis

Allant assez souvent aux États-Unis pour des besoins professionnels, j’ai trouvé la parade pour ce pays : acheter une carte SIM prépayée, depuis la France, à des entreprises telles que http://www.readysim.com/ ou d’autres. Vous recevez chez vous une SIM qui vous convient, et à la descente de l’avion, à part le numéro qui a changé, vous avez internet comme à la maison et pour pas très cher, c-à-d. environ 40 à 60 € pour une semaine à un mois d’appels et de données illimitées. Ce sont surtout les données illimitées qui m’intéressent pour ma part, car ce dont j’ai besoin est bien l’accès à l’internet. Il faut s’y prendre au moins une semaine à l’avance, le temps de recevoir la carte SIM en France.

Si votre voyage se décide au dernier moment, ou si vous avez oublié de commander votre carte, pas d’inquiétude, il y a aussi une solution : à l’atterrissage, il y a plein de boutiques qui vous proposent des cartes SIM prépayées dans les aéroports. La dernière fois que j’en ai acheté, c’était avec ce service : http://www.ekit.com/ekit/MobilePurchase/Sims

L’immense avantage de ces services est que vous savez d’avance combien vous allez payer, même si cela peut paraître cher en coût direct. Quand on sait les conditions des abonnements français en roaming, cela revient de toutes façons moins cher. Confert les conditions de Sosh, à « 13,31 €/Mo » !!! En deux minutes d’utilisation de GPS sur votre mobile, vous en avez déjà pour 50 €, comme ça m’est arrivé pour trouver le chemin entre la côté suisse et le côté français de l’aéroport de Genève…

13,31 €/Mo, les coûts prohibitifs de l'itinérance en Data

Les coûts prohibitifs de l’itinérance en Data

Par ailleurs, depuis 2 à 3 ans, la plupart des hôtels des États-Unis, au moins 2 sur 3, ont un accès à internet qui fonctionne bien.

Attention à la confidentialité, utilisez un VPN

Pour assurer votre confidentialité, sur mobile ou ordinateur portable, utilisez un VPN, comme par exemple celui qui m’a été recommandé : VYPR (https://www.goldenfrog.com/fr/vyprvpn).

Le cas ce l’Amérique du Sud

Mais cet été j’ai souhaité aller en Amérique du Sud, et pour simplifier les choses, j’ai voulu organiser un circuit entre Argentine, Bolivie et Chili. J’ai demandé à l’agence qui organisait le tour quel opérateur choisir : « Movistar, il est présent dans les 3 pays, et il y a des boutiques à chaque coin de rue à Buenos Aires. Et puis tous les hôtels ont le wifi gratuit. » . Ok ! Donc c’est comme les US. Quelle erreur !

L’Argentine

En effet, en arrivant à Buenos Aires, la première boutique Movistar me dit qu’elle ne vend pas de carte SIM. Il faut aller en chercher à une adresse que je n’ai jamais trouvée. La deuxième et la troisième, même combat. Finalement, c’est dans la quatrième que je trouve une carte, à quelques euros, qu’il faut charger dans une boutique de paiement de facture « rapidpago ».

Et ça a marché. Dans les zones denses, j’avais de la 4G/LTE sans problèmes. J’ai pu utiliser hors couverture wifi, uber, google maps, waze et tous les services web dont j’ai eu besoin.

La Bolivie

Dès que nous sommes arrivés en Bolivie, plus rien. Certes Movistar semble avoir des accords avec les compagnies locales, comme Tygo ou Viva ou Entel, mais visiblement ma carte SIM ne permet pas de bénéficier d’accès aux Data.

Autre problème : le wifi gratuit des hôtels… Ah ça oui, il y en a ! Mais ils fonctionnent très mal : signal trop faible, système sous-dimensionné relativement au nombre d’utilisateurs, aucune QoS permettant de filtrer ceux qui veulent regarder des films…

Dans de multiplies cas dans les dix hôtels où nous avons été, seul un a fourni un service équivalent à ce qu’on a chez soi. Tous les autres avaient un truc bricolé qui, au mieux fournissaient un service erratique intermittent, au pire rien de plus qu’un SSID sans aucun trafic possible.

Le Chili

Arrivé au Chili, Movistar est présent alors qu’il ne l’était pas en Bolivie, mais visiblement mon offre argentine ne fonctionne pas au Chili. Il semble que Movistar Chili soit une entreprise à part entière, considérant Movistar Argentine comme une autre entreprise. En tous cas pour mon offre pré-payée.

Le wifi dans l’hôtel chilien où nous avons séjourné était de la catégorie « fonctionnement erratique intermittent ». Finalement c’est dans  les cafés et restaurants que j’ai trouvé le meilleur service wifi.

Les appels téléphoniques vocaux et les SMS

Quand on change de carte SIM, on change de numéro. Donc on ne peut plus être appelé, on ne reçoit plus ni ses SMS, ni ses messages vocaux, et quand vous appelez les autres, ils voient un numéro étranger qu’ils ne connaissent pas. Il existe un service, et sûrement d’autres, qui permettent de pallier partiellement le problème. Celui que j’utilise depuis plusieurs années, surtout pour la capacité à faire une Chat Room, c’est WhatsApp. Bien sûr ce service ne fonctionne que si vous êtes connectés à internet. Ce service vous permet d’appeler d’autres abonnés à WhatsApp, qui sont en général identifiés avec leur numéro de mobile, ce qui simplifie les choses par rapport à Skype, et d’être appelé, avec en plus la possibilité de laisser des messages texte, qui sont réputés chiffrés, d’après ce qu’annonce WhatsApp.

À quand un UCaaS ?

La communication unifiée, « United Communication as a Service »,  permettant d’accéder à internet de partout, et d’être appelé avec son identifiant partout, ne fonctionne pas encore, ou du moins je n’ai pas cherché comment faire et à part un collègue qui a réussi à le faire avec des comptes SIP, je ne connais personne qui y arrive. Qui réussira à faire ceci ? Un des GAFA américains ? Un des BATX chinois (https://fr.wikipedia.org/wiki/BATX) ? Un tiers ?

Ce service simplifiera largement la vie, comme l’euro et l’espace SEPA simplifie la vie des Européens pour les transactions.

Philippe Kalousdian

Philippe Kalousdian a fondé ISlean consulting avec Eric Villesalmon en 2008.Il intervient en innovation numérique, maîtrise des coûts informatiques, audit des organisations, des achats et d'outsourcing.Il a débuté comme ingénieur à SGN/Areva, en procédés de vitrification.Il rejoint Bossard en 2000 où il devient consultant en systèmes d’information.Philippe est diplômé de MINES ParisTech, chargé de cours au Mastère MSIT Mines-HEC, fait partie du conseil d'administration de MINES ParisTech Alumni, est membre fondateur de X-Mines Auteurs et du MOM 21.Il connecte ainsi des univers aussi divers qu'inattendus, ce qui crée de la valeur par sérendipité.Depuis 2014, il accompagne des Start-ups dans leur phase de démarrage, et il est CEO de l'une d'elle, OKAYBUS, depuis 2016.


Philippe Kalousdian

Philippe Kalousdian a fondé ISlean consulting avec Eric Villesalmon en 2008.Il intervient en innovation numérique, maîtrise des coûts informatiques, audit des organisations, des achats et d'outsourcing.Il a débuté comme ingénieur à SGN/Areva, en procédés de vitrification.Il rejoint Bossard en 2000 où il devient consultant en systèmes d’information.Philippe est diplômé de MINES ParisTech, chargé de cours au Mastère MSIT Mines-HEC, fait partie du conseil d'administration de MINES ParisTech Alumni, est membre fondateur de X-Mines Auteurs et du MOM 21.Il connecte ainsi des univers aussi divers qu'inattendus, ce qui crée de la valeur par sérendipité.Depuis 2014, il accompagne des Start-ups dans leur phase de démarrage, et il est CEO de l'une d'elle, OKAYBUS, depuis 2016.

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