Entrepreneuriat, de la conception d’idée vers le Marketfit

On illustre régulièrement un projet entrepreneurial comme un parcours de 0 à 1 000, 0 représentant la conception d’idée et 1 000 son industrialisation. La phase de Marketfit, située à 0,1 est souvent oubliée car elle est en amont de phases beaucoup plus excitantes comme la construction de son produit (située entre 0,1 à 1) ou sa vente. Certes le Marketfit n’est pas la phase la plus “tendance” mais reste très important pour la bonne santé du projet. En effet, les quelques semaines de travail sur ce sujet permettent de recueillir des éléments sensibles et fondamentaux pour le futur développement d’un produit.

Marketfit … quel drôle de mot, qu’est ce que c’est ?

Avoir un Marketfit pour une idée, c’est prouver que votre idée répond à un problème d’utilisateurs non servi et qui peut les toucher, c’est ce qu’on appelle rencontrer un marché. Vous éviterez alors l’expérience désagréable voire sans issue de « solution cherche problème » ou « solution répond à un problème qui n’en est pas un ».

Avoir un Marketfit n’implique pas non plus le succès d’un produit mais donne une indication forte de la direction à suivre. En effet si vous donnez une idée de start-up à 100 personnes, 100 exécutions différentes vont en ressortir. Certaines ne seront pas viables, certaines n’auront pas de Marketfit, d’autres seront viables mais mal gérées ou mal pilotées et éventuellement une ou deux deviendront leader du marché.

Un Marketfit, ça se teste juste avec une idée, même sans avoir construit son produit

Vous l’aurez compris, avoir un Marketfit permet de valider la conception d’une idée avant même de commencer à construire un produit. Cependant dans de nombreux cas, une mauvaise réalisation de cette phase mène à l’abandon du projet. Voici quelques exemples à ne pas suivre :

  • Les personnes qui se lancent dans la construction de leur produit et la gestion de leur start-up sans même savoir si cette dernière a un Marketfit ou sans connaître ce qu’est un Marketfit
  • Les personnes qui abandonnent leurs expérimentations de Marketfit car elles se sont rendues compte qu’une autre start-up a « pris » l’idée. C’est bien sûr une mauvaise interprétation… bien au contraire, c’est une bonne nouvelle, cela veut dire qu’il y a potentiellement un marché.
  • Les personnes qui restent en mode sous-marin jusqu’à la fin de la construction du produit sans tester le Marketfit pensant que s’ils en parlent à d’autres personnes, ces derniers vont la leur voler. Fausse idée, nous ne sommes pas seuls sur Terre, d’autres gens ont surement eu une idée identique ou similaire au même moment car avoir des idées est consubstantiel à l’être humain. Donc il ne faut pas hésiter à parler d’un projet autour de soi..
  • Les personnes qui ne veulent pas se lancer dans un projet car ils ne connaissent pas parfaitement le secteur auquel ils s’attaque. Au contraire cela peut être un avantage car contrairement aux autres ils ne connaissent pas les freins du domaine et passent involontairement au dessus.

Ce n’est pas parce que l’on ne sait pas faire que l’on ne peut pas le faire

Trois grands principes sont donc à retenir lorsque l’on conçoit une idée :

  • Il ne faut pas avoir peur de la concurrence, il faut juste la connaître parfaitement et apprendre des erreurs de ses concurrents.
  • Il faut parler de son projet au plus de personnes possibles
  • Ce n’est pas parce que l’on ne sait pas faire que l’on ne peut pas le faire

Trois paramètres sont également importants à explorer pendant la phase de validation de votre Marketfit :

  • La population que l’on cible durant les expérimentations
  • La proposition de valeur de l’idée
  • Le canal de génération de trafic

Une fois ces trois paramètres validés par les expérimentations, l’idée aura alors un Marketfit et le produit pourra commencer à être construit.

Bien sur, cela arrive qu’il n’y ait pas de marketfit… ce n’est pas grave ! Le protagoniste aura seulement perdu une semaine de travail et quelques euros. Il pourra repartir rapidement d’une feuille blanche et recommencer ses expérimentations jusqu’à toucher le graal.

Paul Schwebius

Paul Schwebius

Dès la fin de ses études, Paul a plongé dans le grand bain de l’entrepreneuriat. Pour développer ses entreprises et notamment sa startup, il a affronté vents et marées grâce à sa débrouillardise, sa créativité et son pragmatisme. Surfant sur cette vague, il a su développer sa polyvalence et s’est lancé le défi de conseiller des startups dans leur développement. Prenant le cap du conseil, il croise la route d'ISlean consulting où il met aujourd’hui toutes ses compétences au service de ses clients.


Paul Schwebius

Dès la fin de ses études, Paul a plongé dans le grand bain de l’entrepreneuriat. Pour développer ses entreprises et notamment sa startup, il a affronté vents et marées grâce à sa débrouillardise, sa créativité et son pragmatisme. Surfant sur cette vague, il a su développer sa polyvalence et s’est lancé le défi de conseiller des startups dans leur développement. Prenant le cap du conseil, il croise la route d'ISlean consulting où il met aujourd’hui toutes ses compétences au service de ses clients.

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