#Health Tech : Les stratégies de rupture au service de la santé 2/2

Nous plantons aujourd’hui les graines de la santé de demain, une révolution arrive, celle de la Health Tech. Vous connaissez ? La Health Tech associe les stratégies de ruptures aux connaissances technologiques et biologiques. Derrière tout ça ? Des startups attirées par un marché porteur. BPI France organisait le 30 Mai 2018 un état des lieux du marché, en voici les éléments clés (2/2). (Vous pouvez retrouver la première partie de ces éléments ici).

Une évolution de l’approche des fonds d’investissement face à l’hybridation des disciplines

Intervenants : Chahra Louafi, Patient Autonome / Alexia Perouse, Ibionext / Philippe Peltier, Kurma Partners

Le nombre de médecin ne répondra jamais à la croissance du besoin

La bombe est lâchée, sa portée est calculée. Le modèle existant ne suffira pas à répondre aux besoins, cela renforce tout l’intérêt des projets de ruptures capablent d’écraser les cycles de croissances traditionnels.

Les investissement dans les health tech sont radicalement différents des Biotech. Le modèle des Biotech est long, coûteux et incertain. Après une première phase de recherche et développement pour une nouvelle molécule il faut financer la phase cruciale des essais cliniques avant de pouvoir enfin espérer une mise sur le marché. Une Biotech est destituée ou couronnée en 1s, la seule réponse négative d’un essai clinique peut signifier la fin d’une société. Les projets Healthtech restent coûteux, le niveau de risque est différent ; plus étalé sur le temps.

Les VC se focalisent sur deux problématiques :

  • Identifier des besoins dans le parcours des soins
  • Identifier des améliorations dans les pratiques médicales

Cours de l’action Nicox, Biotech Française

Il est nécessaire de sélectionner des gens avec du culot, pour qu’ils définissent de nouvelles trajectoires, non anticipées.

Nous nous focalisation sur l’innovation de rupture en étudiant des plans de recherche sous exploités, notamment le fonctionnement du cerveau.

Alexia Perouse CEO Ibionext

Deux fonds, deux axes :

Ibionext a développé un nouveau modèle d’investissement en créant une structure accompagnant les différentes étapes du développement, de l’incubation à l’accélération en passant par les différentes étapes d’investissement. Le projet sont mis “à mûrir” au début de l’accompagnement, ce n’est qu’à la fin de cette étape qu’intervient le round d’amorçage. La phase de maturation généralement étalée sur plusieurs années (3 ans). Le fond est acteur dans le développement des sociétés : co-création, recrutement des équipes. Au fil du temps le fonds agrège des projets complémentaires.

Kurma Partners est spécialisé dans les biotech travaillant sur la problématiques des maladies rares. Les diagnostics de prévention font partie des thèmes de prédilection, les nouvelles technologies ont apporté les outils nécessaires à la création d’une nouvelle chaîne de valeur. L’accompagnement se fait ici aussi très en amont via un incubateur, qui absorbe et développe les sociétés avec de très jeunes entrepreneurs (moins de 35 ans). Les ingénieurs sont plébiscités comme porteurs de projet.

Dreem propose un outil pour analyser et optimiser son temps de sommeil

Open science : open data et intelligence collective au service du progrès médical

Intervenants : Jean-Frédéric Petit-Nivard, Roche France / Mehdi Benchoufi, Hopital Hôtel-Dieu

3 constats sont fait en 2015 :

  • De plus en plus d’open data
  • Des technologies de traitement de données en open source et mature
  • De plus en plus de projet d’open science aux US

Cette base initie le projet Epidemium qui associe le laboratoire La Paillasse à l’entreprise pharmaceutique Roche. L’objectif ? Créer une démarche française pour travailler sur l’épidémiologie du cancer et en particulier les facteurs de risque et protecteurs.

La vision est lointaine : créer l’écosystème nécessaire à la création et à l’épanouissement de projets. L’entreprise Roche a décidé d’initier un premier pas dans cette direction. L’entreprise à mis en place une base de données en open data sur le cancer en France. Le projet a immédiatement été soutenu par la maison mère, basée en Suisse.

L’accompagnement de la CNIL s’est avéré indispensable, notamment pour le traitement des données. La création de la BDD s’est faite en quatre étapes :

  1. Choix des données
  2. Transformation et regroupement des données
  3. Anonymisation
  4. Validation

La création du hub de données est une révolution à la fois éthique et culturelle. C’est le premier pas d’une démarche ambitieuse qu’il faudra soutenir et développer. Cette opération a permis de constater les effets secondaires du traitement des données :  l’écrasement de la qualité de la BDD.

Comment se donner un avantage concurrentiel en incluant la réflexion réglementaire ?

Intervenants : Maria Pereira, Gecko Biomedical / Patricia Zilliox, EYEvensys / Fred Marin, OP2 Drugs

La position est unanime : il faut absolument rencontrer et impliquer les régulateurs en amont. il existe trois principales agences de régulation: aux USA, en Europe et au Japon. Les agences sont actives, conscientes des enjeux et ouvertes sur l’innovation. il est possible de les rencontrer très en amont pour des discussions thématiques. Retenez qu’une vision globale des processus (qui varient en fonction de chacun) des différentes agences est indispensable.

Adrien Ragiot

Après une expérience entrepreneuriale, la création et le développement d'une plateforme leader de la communauté des sports de montagne ; je mets mes capacités au service du conseil en stratégie et transformation.


Adrien Ragiot

Après une expérience entrepreneuriale, la création et le développement d'une plateforme leader de la communauté des sports de montagne ; je mets mes capacités au service du conseil en stratégie et transformation.

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