Multiplication anarchique d’applications sous utilisées : un mal bien français ?

L’empilement d’applications constituant le SI des entreprises est un problème bien identifié de tous : redondances, coûts de maintenance élevés qui contraignent les budgets des projets innovants,  etc.

Pourtant, c’est un phénomène qui est la plupart du temps constaté dans les DSI, et qui semble, d’après une étude de Coleman Parkes Research, toucher davantage les DSI françaises. Voici l’article issu du site Best Practices SI :

Une étude de Coleman Parkes Research réalisée pour le compte de HP montre que la multiplication anarchique des applications est un problème majeur des organisations européennes, qui accapare, pour la maintenance, des ressources qui pourraient être consacrées à l’innovation. En outre, un DSI européen sur deux estime être empêché par les métiers de conduire ses initiatives de modernisation des applications, par crainte des risques associés au changement. Pour autant, une large majorité des DSI (97 %, tous pays et tous secteurs économiques confondus) considère que la gestion effective de leur portefeuille applicatif est essentielle à la réussite économique de leur entreprise.

Les portefeuilles applicatifs sont en croissance constante, avec ce que cela implique de progression dans la complexité et le risque. Cette croissance alimente à son tour les coûts de maintenance. L’étude montre que 74 % des DSI interrogés considèrent que la multiplication anarchique des applications – et le nombre d’applications utilisées – est un problème majeur pour leur organisation. Les organisations françaises sont celles qui sont le plus concernées avec 83 % des DSI reconnaissant le problème, contre 58 % pour leurs homologues britanniques. Parmi les secteurs de l’industrie étudiés, les secteurs des utilities et des télécoms semblent plus particulièrement concernés. Qui plus est, les DSI sondés estiment que près de 15 % des applications métiers sont sous utilisées et n’apportent pas de réelle valeur. Un tiers des sondés estime même à plus de 20 % la part des applications sous utilisées dans leur organisation. Maintenir et supporter ces applications qui n’apportent que peu de valeur aux métiers – sinon aucune – conduit à une augmentation inutile des coûts de maintenance. En conséquence, 5.8 % des budgets IT annuels sont gâchés en étant consacrés à des applications sous utilisées, selon les résultats de l’étude. En s’appuyant sur le budget IT moyen des entreprises en Europe de l’Ouest, cela représente plus de 16 milliards de dollars perdus.

source : http://www.bestpractices-si.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1209&Itemid=37


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