Clouds, pizzas et pepperoni

Voici un article de Kareen Frascaria issu de son Blog consacré spécifiquement au Cloud sur ZDNet. Cet article analyse les différentes offres Cloud du marché, en les traitant sous l’angle de l’analogie avec les Pizzas :

Aimez-vous la pizza ? Après la machine à café, après la vache et son lait, voilà que la nouvelle analogie qui crée le buzz quand on parle de Cloud, n’est rien d’autre qu’une pizza. Qui, de VMware ou de Citrix s’est approprié l’image le premier, le mystère reste entier. Simon Crosby, CTO de Citrix, dans un billet posté il y a deux jours, assure avoir dégainé le premier. Mais VMware, lors du dernier VMworld 2010 qui s’est tenu à San Francisco, a amusé les 17 000 conférenciers avec une vidéo pédagogique pleine d’humour : amateurs de pizza et de Matrix, le court métrage ci-dessous, diffusé quelques minutes avant le keynote d’ouverture, devrait vous plaire.

 

Les quatre pizzas du Cloud

Mais ne croyez pas que je vous parle de pizza juste parce que l’heure du dîner approche. Au delà de l’analogie -qui doit plaire à tout informaticien (ne dit-on pas que la pizza est leur met préféré ?), la description de Simon Crosby dans son blog vaut tout de même le détour, quand on veut comprendre ce qu’est le Cloud, et surtout ce qui distingue un Cloud d’un autre. L’argumentaire est nourri de réflexions qui méritaient d’être partagées.

1- Le Cloud Margherita (avec ingrédients supplémentaires)

Pour Simon, le Cloud « Margherita » offre un ensemble de services simples, avec des services à la carte qui peuvent être ajoutés. Aucun de ces services ne peut être modifié pour répondre à des besoins spécifiques, mais vous pouvez les combiner à volonté. Mais l’essentiel à retenir : quelque soit votre projet Cloud, vous devez toujours commencer avec la pizza de base, toutes les autres pizza sont des variations de la première. Le Cloud AWS de Amazon en est un bon exemple : la base de la pizza Margherita est construite à partir de trois services clés : EC2, S3 et EBS. Mais vous pouvez y ajouter de nombreuses options pour enrichir votre Cloud. Pour Simon, ce type de Cloud a ses limites, notamment en termes de Sécurité, de SLAs, et de compliance. Mais il est adapté pour des applications Web, des tests de développement, ou des déploiements de VMs simples. Le coût réduit (car déploiements massifs), l’homogénéité et l’élasticité sont aussi des arguments.

2- Le Cloud Gourmet

Chaque entreprise aime à penser qu’elle est unique, et qu’elle veut construire un Cloud à la main, selon une recette unique adaptée à ses besoins informatiques. Mais selon Simon, « il ne faut pas longtemps au DSI pour réaliser que son infrastructure virtuelle est loin d’être un nuage : il lui manque la multi-location (multi-tenancy), de l’automatisation et des niveaux de service. « Les gros Cloud fonctionnent avec un administrateur pour 10 000 serveurs, tandis qu’en entreprise, il ne s’agit plus que de 50 à 100 serveurs ». Etre propriétaire de son propre Cloud est coûteux : dans le langage pizza, il faut construire son propre four, couper du bois, préparer la pâte, couper les dés de garniture et fabriquer des pizzas au fur et à mesure de la demande du client. Pour cela, l’investissement initial est colossal. Le Cloud Gourmet est donc coûteux et laborieux. (ndlr : le Cloud Privé n’est pas un concept particulièrement poussé par Citrix…). Ce type de Cloud est proposé par des éditeurs et constructeurs, ou même intégrateurs.

3- Le Cloud à la carte

Aux antipodes de la Margharita, le Cloud à la carte permet de construire son propre cloud public (ndlr : ou cloud privé externe). Celui-ci n’est pas en interne, mais reste riche. Ce sont les offres proposées par les hébergeurs « classiques ». En plus de la colocation et de l’hébergement, métier qu’ils maîtrisent, ils savent aujourd’hui proposer des ressources élastiques. (ndlr : en France, Ikoula est un bon exemple, comme en témoigne leur livre blanc, ou encore Linkbynet). Plusieurs avantages : les ressources appartiennent à l’entreprise, avec en prime une sécurité granulaire, et une infrastructure de qualité. Côté réseau, les hébergeurs sont souvent adossés à des backbones qui assurent une liaison sans trop de latence. Enfin, les hébergeurs proposent des offres au mois, ce qui se rapproche du modèle « on demand ». Avec en plus, leur maîtrise des contrats de location et des SLAs.

4- Le Cloud « prêt à manger »

Dernière catégorie recensée par Simon, le Cloud « prêt à manger ». C’est le Cloud proposé par certains fournisseurs qui offrent un service prêt à l’emploi, sortes de tranches de pizza prêtes à manger. Aucun travail nécessaire, il suffit d’avoir faim. Exemple : le desktop as a service, ou PRA as a service, ou une compétence particulière revendue via le Cloud. Certains intégrateurs proposent déjà ce type de Cloud.

Et le pepperoni ?

Pour Simon, les opérateurs, « pepperonis » ont aussi une belle carte à jouer dans le Cloud. Ils ne proposeront probablement pas de services innovants, mais sauront par leur capacité à offrir du réseau, de la sécurité et des services de masse, trouver leur place.

En résumé : le marché fera ce qu’il y a de mieux : plusieurs sortes de pizzas, pour les goûts de chacun. Quoiqu’il en soit, les deux prochaines semaines risquent d’être passionnantes : Citrix Synergy Europe ouvre ses portes demain à Berlin, et VMworld Europe se tiendra la semaine prochaine à Coppenhague. Stay tuned ! Si je ne fais pas d’overdose de pepperoni…

source : http://www.zdnet.fr/blogs/cloud-news/clouds-pizzas-et-pepperonis-39755133.htm#xtor=EPR-108


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