Où en est Internet en Afrique ?

Aujourd’hui, l’Afrique du Sud est à l’honneur ! Au-delà de ce coup de projecteur braqué par la Coupe du Monde de football, où en est l’Internet sur le continent africain, tant en terme d’usage que d’infrastructures, et comment se développe-t-il ?

Morceaux choisis d’un article de ZDNet :

Le site « Perspectives Economiques en Afrique » compile des données économiques issues de la Banque Africaine de Développement, du Centre de Développement de l’OCDE, de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique, ainsi que celles d’un réseau de think tanks et de centres de recherche africains. Selon les données qu’il publie, l’Afrique affiche le plus faible taux de pénétration d’Internet dans le monde :

En Afrique subsaharienne, le taux de pénétration d’Internet est de 7% et celui du Haut débit de 1%, alors qu’en Amérique Latine et aux Caraïbes, comme en Asie de l’Est et dans le Pacifique, le taux de pénétration d’Internet est de l’ordre autour de 20%.

Les pays d’Afrique du Nord s’en sortent relativement mieux que leurs voisins subsahariens, avec un taux de 40%. Pourtant, même en Afrique du Nord, le taux de pénétration du Haut Débit n’atteint que 2%. En Afrique, l’accès à Internet se fait essentiellement par lignes téléphoniques commutées et donc à bas débit, concentrées en Afrique du Sud, en Égypte et au Kenya. On trouve des connexions Haut Débit en ADSL en Afrique du Sud, en Algérie, en Égypte et au Maroc.

Selon Internet World Stats, l’Afrique ne compte que 86 millions d’internautes pour plus de 991 millions d’habitants, soit un taux de pénétration global inférieur à 9%. Les pays les plus connectés d’Afrique, en proportion de la population, sont le Maroc et la Tunisie avec 33,4% de pénétration puis l’île Maurice où 29,6% de la population a accès à Internet .

En nombre d’internautes, le classement est le suivant :

Le faible taux de pénétration d’Internet et le coût élevé de la connexion tiennent essentiellement à l’absence de réseaux internationaux haute capacité.

Connecter l’Afrique au reste du monde

Des initiatives sont engagées en Afrique de l’Ouest, de l’Est et Australe pour développer les réseaux internationaux et mieux raccorder l’Afrique au reste du monde. C’est ainsi que SEACOM, SouthEast Asian teleCOMmunication Cable, un câble sous-marin de fibre optique de 17.000 kilomètres de long qui a coûté 650 M$, relie désormais l’Afrique du Sud à Bombay (Inde), Marseille (France) et Londres (Royaume-Uni), via le Kenya, la Tanzanie, le Mozambique et Madagascar, avec une capacité de 1,28 Tb/s.

Autre exemple, Alcatel-Lucent a posé 4.500 kilomètres de fibre optique destinée au système sous-marin est-africain TEAMS (The East African Marine System). TEAMS est maintenant opérationnel au Kenya avec une capacité de 40 Gb/s (pouvant être accrue à 640 Gb/s).

D’autres projets sont en cours :

Ces investissements sont vitaux pour l’Afrique car, comme l’explique Abdoul Aziz Ndoye, membre de la commission NTIC du NEPAD à Dakar, « Rien ne peut se faire sans l’apport des nouvelles technologies. Quels que soient les projets que l’Afrique veut enclencher cela passe par les nouvelles technologies. Et c’est vrai pour tous les secteurs de l’économie. »

source : http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net/ou-en-est-internet-en-afrique-39752329.htm#xtor=RSS-8


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